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Pages en français


Ces pages à la fois vous permettront de lire en français, mais aussi d'avoir la description de quelqu'un "de l'extérieur", et qui vient d'arriver. Je vous fais donc partager ma propre découverte... Qu'est-ce qui pourrait vous motiver à venir partager le projet de Finca Luna ? 

Le projet, initié par Stella, enseignante de permaculture pour Nodo Espiral, est de créer une fondation pour une terre gérée de façon "permaculturelle" (au sens large du mot culture), et oú  les Hommes, au lieu de posséder la terre, possèderaient des parts sociales (qui peuvent donc se vendre et se léguer). C'est avant tout un projet humain, pour une réorganisation d'une vie plus soutenable dans le futur. Il est donc prévu de ne pas tout laisser au hasard pour gérer les relations humaines, mais d'être conscient des phénomènes de groupe et des émotions générée, pour en tenir compte. Une part est faite à la vie privée autant qu'à la vie de groupe. 

Au delà de ce travail personnel indispensable aux personnes souhaitant se joindre au projet, il est à noter qu'il n'y a pas de travail spirituel précis sur la finca, ceci étant laissé à la discrétion de chacun, tout en considérant que le projet en lui même est forcément empreint de spiritualité par la proximité de l'environnement. Le dogmatisme est plutôt évité, et les règles de vie sont plus liées à la logique. Les animaux de compagnie ne sont pas encouragés, bien qu'il y ait un chasseur de souris et un ratier déjà présent ! L'alimentation est variée, y compris la viande, dont une production de poulets et de lapins prévue. Personne n'est fumeur, et personne ne consomme de bière ici, ou autre alcool. 

Stella, par l'intermédiaire de l'association de permacuture Gaïa Tasiri, propose donc des parts de sa ferme actuelle, et que certaines personnes se rendent également acquéreurs de maisons et terres aux alentour, afin de reformer l'ancienne ferme, qui a été morcelée par les héritages. L'idée sera que la propriété revienne à une fondation, avec une gestion des parts sociales par l'association Gaïa Tasiri. La présence très proche d'un hameau permet d'envisager à la fois la venue de personnes de tous pays, apportant la richesse de vues différentes sur le monde, et la participation des personnes habitant déjà ces lieux chargés d'histoire. 

Le bureau avec le patio en février 2011, se recouvrant de fruits de la passion. 
Le petit local avec la machine à laver à droite.
Le gros arbre est un néflier.


Vous pouvez utiliser le formulaire avec questionnaire dans le menu à gauche, quand vous voulez postuler pour participer au projet. Il est en espagnol et en anglais, car il est à peu près indispensable de pouvoir communiquer dans une de ces deux langues, et de prévoir si besoin d'apprendre l'espagnol qui est la langue du pays.

Afin de vous faire une meilleure idée, je vais vous présenter les lieux, en zoomant depuis le pays jusqu'à la ferme. 

La Palma aux Canaris :

C'est l'ile la plus au nord-ouest de l'archipel, et elle est classée réserve mondiale de la biophère par l'Unesco. Cette ile très pentue n'a que peu de plages, mais beaucoup de sentiers de randonnée. Un observatoire d'astronomie profite de son air pur à environ 2400m. d'altitude. Il peut y avoir de la neige ! C'est une ile pleine de micro-climats, car on y cultive aussi bien la banane que la canne à sucre. La forêt a été bien préservée, car peu déforestée et bénéficiant aussi des qualités de son pin autochtone, le pin des Canaris, qui refait des branches nouvelles après les incendies ! 

Le climat est sub-tropical, sec l'été, mais bénéficiant de suffisament d'eau grâce à sa localisation atlantique et gràce à ses arbres qui captent l'humidité des nuages mème sans qu'il ne pleuve ! C'est ainsi qu'on peut voir des cascades paraissant venir de nulle part... Le réseau de distribution d'eau l'ile me parait bien développé. 

A l'est de l'ile, montée au Roque de los Muchachos. La brume alimente les arbres qui restituent une partie de l'eau au sol.

Le sud de l'ile est volcanique, mais pas la montagne du nord (Roque de los Muchachos et observatoire). Nous sommes géographiquement en Afrique, bien qu'économiquement en Europe. La monnaie y est donc l'euro, et nous sommes dans l'UE, avec comme langue l'espagnol. Il y a les écoles nécessaires à puntagorda. En plus du système médical habituel, il y a des praticiens de techniques alternatives, l'ile ayant déjà attiré des personnes plutôt tournées vers l'écologie et l'environnement. Il n'y a pas de vaccin obligatoire supplémentaire à ceux de la France, et pas d'animaux venimeux. Il y a par contre des moustiques !

Transports :

Il y a un aéroport à Santa Cruz de La Palma (ne pas confondre avec Las Palmas). Les liaisons aériennes transitent par Madrid et les vols sont desservis par Iberia. Il est aussi possible de venir par Bateau depuis Portimao au Portugal, mais c'est plus cher et cela prend 2 jours. Il est possible de faire ainsi venir sa voiture. Il y a des liaisons en ferry entre les 7 iles des Canaris. Les lignes intérieures et les ferries permettent d'élargir son choix de vol depuis Madrid, consultez aussi ryanair. 

De nombreux bus font le tour de l'ile. Les routes sont pleines de virages et souvent sans bas-côté, ce qui rend par contre difficile d'y circuler en vélo. Il faut donc aussi apprendre à connaitre les sentiers piétons, les GR sont bien indiqués.

Non ce bleu n'est pas le ciel mais la mer !
Les barrancos mènent à la mer, mais ne sont alimentés en eau que lors des pluies d'hiver.

La région de Puntagorda au N-O :

Finca Luna se situe au nord-ouest de l'ile à environ 700m d'altitude. Les températures nocturnes à Finca Luna descendent à 10º la nuit en hiver, et il fait jusqu'à 18-20º en journée. L'été on peut enregistrer entre 30 et 35º. C'est une région agricole qui s'est dépeuplée. Les routes serpentent en fonction des ''barrancos'', des ravins souvent très profonds, et où l'on trouve des ''cuevas'', des grottes, appréciées et aménagées comme habitat. Les terrains cultivables sont en pentes et forment des terrasses grâce à des murs de pierre. 

Les terrasses sont encore souvent plantées de pommes de terre.

Les constructions sont très anciennes, et l'on trouve des sentiers pavés de pierre de façon très efficace. La région propose de nombreux sentiers touristiques, largement parcourus de promeneurs souvent allemands. 

Le long d'un sentier...

On peut voir les arbres du pays, comme de drago, ou les amandiers en fleur de janvier à mars, des grottes et des moulins. Il n'est pas rare de croiser des chèvres du pays, et de voir des essaims d'abeilles dans les pentes pierreuses. 

Le drago national, ici sur une pente d'un barranco.

La promenade pour aller à pied jusqu'à Puntagorda est bien sûr superbe. Il faut environ 40 mn pour descendre et remonter le grand barranco. L'accès en voiture se fait en 10 mn. Par contre, pour le hameau voisin, il ne faut que 10 mn à pied, et à peine autant pour prendre le bus. Le chemin arrivant à la finca est en dur, et il faut 20m à pied pour être sur le terrain. 

La finca :

Elle se nomme ''finca luna'' pour ses terrasses en forme de croissants de lune dans le creux du vallon central.

Il me parait important de préciser d'entrée que le travail de Stella et de Julio n'a pas été jusque là d'assurer une production agricole au delà de certains de leurs besoins. Ils ont ces dernières années avant tout planté des arbres, organisé les principaux réseaux d'irrigation, et amélioré la fertilité du sol, ainsi qu'installé électricité et Internet. 

Stella est enseignante de permaculture et a à ce titre accueilli de nombreux stagiaires sur le terrain, sous forme de camping car il n'y a pour l'instant pas de chambre ni dortoir. Il faut bien sûr tenir compte du climat pour se rendre compte que celà modifie notre conception habituelle de l'habitat. Elle souhaite à présent partager son temps avec des personnes qui resteront investies avec elle ici. Julio est menuisier et travaille souvent à Los Llanos, qui est la grande ville à 40km d'ici vers le sud. 

Les bâtiments en dur sont petits. Il y a beaucoup de choses en extérieur, dont une grande cuisine sous un toit ; il faut tenir compte du climat, là j'y suis à la fin de l'hiver, et il ne gele jamais, il y a des oranges et des avocats. Les personnes ont été jusque là accueillies sous tente, et pour un logement permanent, il est proposé de pouvoir construire une chambre personnelle, en restant dans les mesures en dessous des 20m2 et en construisant (en mode soutenable selon les principes de la permaculture) sur les zones plus rocheuses et non fertiles, à moins d'acheter une maison qui serait disponible dans le quartier. 





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